5 etapes pour reussir a lutter contre la procrastination au travail

Comment lutter contre la procrastination au travail en 5 étapes ?

Ah, la procrastination… Voilà un fléau qui revient souvent chez mes coachées et ma communauté, de manière générale.

Pour que les choses soient claires et posées, je vais tout de même donner une petite définition de ce qu’est la procrastination.

La procrastination, qu’est-ce que c’est ?

De façon très simple, procrastiner correspond au fait de remettre au lendemain certaines tâches.

Je souhaite même aller plus loin : pour moi, procrastiner, c’est ne pas agir volontairement alors que savez que vous devriez le faire. Ainsi, ça concerne souvent une tâche importante.

Il y a donc 2 choses à voir :

    • l’impact potentiel de l’action que vous ne réalisez pas,

    • le fait que ce soit un choix de votre part de repousser cette tâche et non une contrainte extérieure qui vous oblige à le faire.

Et attention, procrastiner ne veut pas forcément dire ne rien faire ! Si vous faites autre chose que ce que vous devriez faire, vous procrastinez, même si vous êtes active malgré tout !

Pourquoi vouloir lutter contre la procrastination au travail ?

Je vous rassure : tout le monde procrastine !

Ça nous arrive à tous d’avoir la flemme par moment et il n’y a rien d’anormal là-dedans.

Là où ça peut poser un problème, c’est si la procrastination devient votre fonctionnement par défaut, voire une partie de votre identité.

Pourquoi ?

Premièrement, de par la loi de l’inertie : plus vous attendez pour bouger, plus il vous faudra de l’énergie pour vous mettre en action. Vous le voyez, le cercle vicieux ?

Ensuite, à cause de toutes les conséquences néfastes que ça engendre :

    • pénalités de retard,

    • opportunités ratées,

    • stress,

    • culpabilité,

    • peur,

    • perte de confiance en soi,

    • découragement,

    • et j’en passe !

Je suis sûre que vous voyez le tableau !

Mais ne vous inquiétez pas, ce n’est pas une fatalité, et vous pouvez vous en sortir avec un peu de patience et de travail sur vous.

Et justement, cet article est là pour vous aider à vaincre la procrastination au travail avec un plan d’action en 5 étapes !

Les 5 étapes pour lutter contre la procrastination au travail

1. Identifier les tâches sur lesquelles vous procrastinez

Avant de chercher à éradiquer la procrastination, la première étape essentielle est de prendre conscience des tâches que vous remettez toujours au lendemain.

Spoiler alert : vous verrez que ce sont toujours plus ou moins les mêmes.

Ici, soyez très précise : ne notez pas simplement “tâches administratives”, mais “appeler les impôts”, par exemple.

Le but est de cibler précisément pour pouvoir agir de manière ciblée et efficace.

Vous pouvez initier cette liste “de tête”, mais je vous conseille de vous observer sur quelques jours / semaines et de noter, pendant ce laps de temps, les moments où vous êtes prise la main dans le sac de la procrastination !

2. Identifier les (vraies) raisons de cette tendance à la procrastination

La fatigue et la flemme sont rarement les vraies causes profondes de pourquoi vous procrastinez ces tâches. Il est donc temps de faire une petite introspection et d’être honnête avec vous-même.

Aussi inconfortable soit cette étape, elle est pourtant cruciale. Comment combattre la procrastination et résoudre le souci si vous ne savez pas d’où il vient ?

Prenez chaque tâche que vous avez identifiée lors de la première étape et identifiez la raison réelle de votre tendance à la procrastination.

Exemple : si je n’appelle pas les impôts, c’est parce que j’ai peur de ne pas comprendre ce qu’on va me demander et j’ai peur de passer pour une idiote. Si je ne trie pas mes papiers, c’est parce que j’en ai trop et que ça va me prendre trop de temps de tout faire d’un coup.

3. Identifier les solutions pour lutter contre la procrastination (+13 idées pour passer à l’action)

Une fois les raisons identifiées, il est temps de bâtir un plan de bataille pour avancer et passer à l’action.

Vous comprenez donc ici l’importance de l’étape précédente et du fait de trouver les VRAIES raisons profondes.

Pour chaque tâche et raison identifiées, réfléchissez à des solutions potentielles qui pourraient vous aider à surmonter ces obstacles et à vaincre la procrastination.

Parfois, ça passe par des actions très pratico-pratiques. Parfois, c’est un changement de pensées ou de croyances qui est nécessaire.

D’ailleurs, si vous êtes dans ce cas, l’aide d’un coach (moi !) peut être un véritable accélérateur.

Mais pas si vite ! Je vais vous donner quelques conseils et petits bottages de fesses pour initier le changement. Ils ne sont pas classés par ordre d’importance, alors prenez ce qui vous parle le plus.

#1 Ne pas faire l’autruche

Ne vous voilez pas la face et admettez que vous procrastinez.

Vous reconnaissez ainsi que c’est un choix et vous arrêtez de vous cacher derrière des excuses et de vous positionner en victime (du temps, de la météo, des gens, etc.).

#2 Ne pas se mettre l’étiquette “procrastinatrice”

Ce n’est pas une fatalité et encore moins une identité. Vous êtes capable de vous en sortir !

#3 Arrêter d’attendre que les choses soient agréables pour les faire

Il y a des choses qu’on doit faire, surtout en tant que salariés, qu’on n’a pas envie de faire, qui ne nous motive pas.

Pourtant, on doit les faire et malheureusement, la procrastination ne les rendra pas plus fun par magie.

Vous pouvez attendre longtemps la motivation et le courage. En réalité, il y a une bataille au sein même de votre cerveau entre « être raisonnable et faire la tâche » et le plaisir immédiat de ne pas vous y mettre.

#4 Se remémorer le sens

Oui, peut-être que faire son budget et ses comptes n’est pas ce qu’il y a de plus motivant.

Mais si derrière, le but est d’économiser pour un grand voyage dans quelques mois, ça change toute la perception de cette tâche !

#5 Prendre en compte les conséquences de l’inaction

Pour parer à cette bataille dans votre cerveau, listez les conséquences de ne pas faire la tâche.

Cela permet de rééquilibrer la balance et de prendre conscience que vous risquez plus à ne rien faire qu’à passer à l’action (ou à y gagner plus).

#6 Changer votre environnement

Je vous donne un exemple.

Si vous avez la flemme d’aspirer parce qu’à chaque fois, il faut monter chercher l’aspirateur, dérouler le fil, le brancher puis changer à chaque pièce…

Réfléchissez à comment faciliter l’accès à l’aspirateur en le changeant de place et, pour aller plus loin, investir dans un aspirateur sans fil beaucoup moins encombrant et contraignant.

#7 Découper la tâche que vous procrastinez

Parfois, la tâche à réaliser semble être une montagne infranchissable.

Je ne peux que vous conseiller de découper cette tâche en sous-tâches plus accessibles.

Marcel Jouhandeau disait : « C’est parce qu’on imagine simultanément tous les pas qu’on devrait faire qu’on se décourage, alors qu’il s’agit de les aligner un à un ».

#8 Débuter votre journée par la tâche la plus compliquée

Autrement dit, la tâche la plus longue et à forte valeur ajoutée. C’est bien souvent celle qu’on procrastine le plus

Or, la faire dès le début de la journée permet de capitaliser sur l’énergie et la motivation de l’avoir fait. #9 Utiliser la règle des 2 minutes Si une tâche prend moins de 2 minutes, faites-la.

Attention quand même à ne pas en abuser et à ne pas faire que des petites tâches non-prioritaires (#procrastinationactive).

#10 Décompter 5 secondes et s’y mettre

Cette astuce nous vient de Mel Robbins.

Concrètement : quand vous pensez à un truc que vous devez faire, lancez un compte à rebours de 5 secondes dans votre tête et agissez avant la fin.

Par exemple : faire la vaisselle, sortir du lit, etc.

#11 Vous y mettre pour 5 minutes seulement

L’énergie à déployer pour commencer une tâche est plus importante que celle nécessaire pour la continuer.

Alors dites-vous : « ok, je m’y mets pour 5 minutes et après, j’arrête ».

Au mieux vous continuez (spoiler alert : c’est souvent le cas). Au pire, vous aurez avancé sur la tâche pendant 5 minutes.

#12 Vous baser sur le principe de la redevabilité

Concrètement, il s’agit de devoir rendre des comptes à quelqu’un, d’être tenu responsable de quelque chose. Et donc, si vous ne faites pas l’action, il y aura des conséquences derrière.

Ce principe de redevabilité permet de rester motivée sur le long terme. Eh oui, vous n’êtes plus seule, donc ça va se voir si vous n’avancez pas !

3 façons d’appliquer ça au quotidien :

    • Trouver un partenaire de redevabilité (ami, collègue, famille) qui est, lui aussi, dans cette démarche. 2 pré-requis : être honnête si vous n’avez pas avancé et jongler entre coups de pied aux fesses & bienveillance / non-jugement lorsque les objectifs ne sont pas atteints.

    • Faire appel à un coach (encore une fois totalement au hasard, moi !) : oui, ça a un coût, mais cet investissement en vaut la peine si cela débloque une croyance et vous permet d’avancer !

    • Être redevable envers soi-même : c’est moins puissant, car il est plus difficile de s’auto-motiver ou de s’auto-mettre un coup de pied aux fesses, mais ça reste possible.

Comment ?

1ère astuce : notez les tâches à faire dans votre agenda. Ainsi, si vous les décalez, ça se voit visuellement et ça vous renvoie à votre procrastination.

2e astuce : chaque semaine, faites un bilan et posez-vous des questions comme : « ai-je atteint mes objectifs ? Si oui, qu’est-ce qui m’a aidé ? Si non, pourquoi ? Que puis-je mettre en place pour la semaine prochaine ? Comment je me sens par rapport à ma productivité / mon efficacité ? »

#13 Gamifier votre efficacité

Il s’agit de vous inspirer des principes des jeux vidéo et des jeux de société pour vous motiver !

4. Mettre en place les actions pour arrêter de procrastiner

Maintenant que vous avez identifié les solutions, il est temps de les mettre en pratique pour arrêter de procrastiner !

C’est vraiment ce qui va permettre un réel changement, finalement. En tant qu’être humain, on a une fâcheuse tendance à collectionner les solutions sans jamais les appliquer.

Eh bien, c’est le moment de passer à l’action !

5. Célébrer les petits pas !

La motivation vient avec les petites réussites qui nous donnent un bon coup de dopamine !

Le meilleur moyen de capitaliser ces coups de boost est donc de célébrer vos victoires et de reconnaître vos progrès.

Chaque petit pas est important et permet d’avancer, ne l’oubliez pas !

J’espère que ces étapes et conseils vous aideront à lutter contre la procrastination et vous permettront d’accomplir de belles choses au travail et ailleurs !

Et si, en commentaire, vous vous engagiez à réaliser une tâche que vous remettez toujours au lendemain ?

SOS je suis débordée !
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